Hugo Dalphonddernière mise à jour octobre 2018

Courte bio

Hugo Dalphond interroge la synergie des corps, de l’espace et de la lumière en élaborant des dispositifs scénographiques initiateurs de rencontres. C’est principalement en faisant cohabiter les spectateurs et les performeurs au sein d’un même lieu et en modulant leur perception de l’espace qu’il fonde des expériences sensorielles alternatives. C’est alors l’occasion de s’engager dans différentes qualités de co-présence et de prendre ainsi conscience de notre rapport à l’autre.

 

Depuis 2015, il aborde également ces questionnements dans le cadre d’un doctorat qui a pour sujet l’installation lumineuse et l’opportunité spatiale qu’elle offre à réfléchir notre sentiment de collectivité.

 

De plus, en parallèle, il collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse. (Projet Hybris, Daina Ashbee, Collectif La tresse, Andre Pena & Artists, Anne-Flore de Rochambeau, Claudia Chan Tak)

Hugo Dalphond questions synergy between body, space and light through elaborating and building scenographic devices aimed to initiate meetings. It is principally by making viewers and performers coexist within a same space, and by modulating their perception of that very space that he creates alternative sensorial experiences. This becomes a reason to engage in different co-presence qualities, and thus, gain consciousness of our interactions and rapport with others.

 

Since 2015, he tackles these questions in a PhD which has as per subject light installation and the spatial opportunity it offers to rethink our collective states.

 

As well, he collaborates as light designer and director of scenography on various projects in theatre and dance. (Projet Hybris, Daina Ashbee, Collectif La tresse, Andre Pena, Anne-Flore de Rochambeau, Claudia Chan Tak)

Démarche artistique

Sa démarche s’inscrit dans un cycle de travail sur l’espace scénique et sur son potentiel à devenir un lieu de refuge où il est permis de faire l’expérience du monde sous d’autres modalités sensorielles. 

 

En considérant que l’espace du quotidien appauvrit notre manière d’être ensemble en imposant un rapport empressé et cartésien vis-à-vis notre environnement, l’espace de l’art veut, à l’inverse, s’affirmer ici comme un lieu d’exception qui engage plutôt un rapport sensible et intuitif au monde.

 

Au lieu de la tête et de sa capacité à analyser, c’est alors le corps sensible, et son rapport à l’immédiateté du vécu, qui sont les éléments par lesquels il y a rencontre. Le projet nait donc d’une question plutôt simple : de quelle manière déplier la notion de co-présence par une expérience méditative et corporelle de l’espace?

His work is about scenic space and its potential to become a refuge where it is permitted to experiment the world under other sensorial modalities.

 

Taking into consideration that the everyday space impoverishes our way to be together by imposing a stressed and cartesian rapport toward our environment, the art space wants, on the other hand, affirm itself here as an exceptional space that engages instead a sensitive and intuitive rapport to the world.

 

Instead of the head’s capacity to analyse, it is the sensitive body, and its rapport to the immediacy of what has been lived, that are the elements through which meetings occur. The project then births from a question rather simple: in which way to unfold the notion of co-presence through a meditative and corporeal experience of the space?